Bronze « Bacchus enfant », d’après James Pradier

(1790-1852)

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Grande sculpture en bronze représentant Dionysos ou Bacchus enfant, tenu par une femme allongée sur une peau de lion. Une œuvre en bronze oscillant entre romantisme et sensualité. Signée sur la terrasse avec la mention « Hors concours ». Époque Napoléon III. Belle patine dorée sur une base vert foncé.

Dimensions : H 51 cm – L 54 cm x 30 cm

France, époque Napoléon III.

Lit: Né le 23 mai 1790 à Genève, Jean-Jacques Pradier dit « James » révèle très tôt un talent exceptionnel pour la sculpture. Formé à Paris dans l’atelier de François-Frédéric Lemot à l’École des Beaux-Arts, il remporte le Prix de Rome en 1813. Son séjour à la Villa Médicis (1814–1819) lui permet d’assimiler profondément l’art antique, socle de toute son œuvre. De retour à Paris, sa carrière connaît une ascension fulgurante. Élu membre de l’Académie des Beaux-Arts dès 1819, il devient professeur à l’École des Beaux-Arts, formant une nouvelle génération de sculpteurs dont Auguste Clésinger. Artiste officiel par excellence, il reçoit de grandes commandes de l’État tout au long de sa vie, occupant une place centrale dans la vie artistique parisienne.
Situé entre néoclassicisme et romantisme, Pradier excelle dans la représentation du corps féminin avec une maîtrise technique incomparable du marbre. Parmi ses œuvres les plus célèbres : Sapho (1852, musée d’Orsay), Phryné (1845, Louvre), les Renommées du tombeau de Napoléon aux Invalides, les figures allégoriques de la Madeleine à Paris, ainsi que la fontaine du Molard à Genève. Son œuvre comprend plus de 200 sculptures ornant musées et monuments à travers l’Europe.
En 1833, il épouse Louise d’Arcet, dont le caractère tumultueux inspirera Gustave Flaubert pour le personnage d’Emma Bovary — Louise ayant entretenu une liaison avec l’écrivain. Le couple divorce en 1845. Proche des milieux littéraires, Pradier compte parmi ses amis Victor Hugo, Théophile Gautier, Alfred de Musset et Flaubert.
James Pradier meurt le 4 juin 1852 à Rueil-Malmaison, laissant inachevée son œuvre pour le tombeau de Napoléon. Il reste l’un des maîtres incontestés de la sculpture française du XIXe siècle.

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