Rare paire de pots « Albarelli », Italie du nord
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Une paire rare de pots d’apothicaire « Albarelli » en faïence, ornés d’un décor peint en bleu sur fond blanc. En bon état pour des pièces d’époque.
Dimensions : hauteur 28,5 cm – diamètre 15 cm
Nord de l’Italie, XVIIe siècle.
Lit : Un albarello est un type de vase de pharmacie en faïence, conçu à l’origine pour contenir des onguents apothicaires et des plantes médicinales sèches. Sa forme est caractéristique : cylindrique, légèrement concave au centre, ce qui permettait de le saisir facilement entre les doigts et d’y nouer un lien de cuir ou de parchemin pour le refermer. Le développement de ce type de pot tire ses racines du Proche et Moyen-Orient, à l’époque des conquêtes islamiques, notamment par l’intermédiaire des officines de Bagdad, du Caire ou de Fez. Les albarelli sont introduits en Italie au XIIIe siècle par les commerçants maures espagnols. Jusqu’au XVe siècle, ils sont fabriqués en Espagne ou au Proche-Orient, notamment à Damas, renommée pour ses céramiques bleues et blanches.
La production italienne d’albarelli s’épanouit surtout dans le Centre-Nord de la péninsule. À partir du XVe siècle en Italie, autour de Faenza et de Florence, apparaissent des albarelli en majolique, une technique de faïence dite « à décor à grand feu sur émail cru ». Ce sont en grande partie les pharmaciens qui ont permis à l’Italie de développer cet art : en commandant de grosses quantités de pots médicinaux, ils ont contribué à l’essor de ce qui est devenu l’un des symboles du pays, la faïence, du nom de la ville de Faenza. Chaque centre développe son style propre : Faenza se distingue par ses décors rayonnants jaunes et bleus a quartieri, Deruta par ses portraits en buste, et Venise par ses décors bleus sur fond blanc alla porcellana, influencés par les porcelaines de Chine arrivant par ses ports.
Autrefois très renommée, la majolique italienne est aujourd’hui de grande valeur et très recherchée par les collectionneurs. La fragilité inhérente à la céramique, les destructions liées aux épidémies — pendant la peste de 1657, de nombreux pots ont été détruits, car considérés comme contaminés — ainsi que leur usage quotidien intense ont considérablement réduit le nombre de pièces conservées. Il faut par ailleurs se méfier des faux réalisés au XIXe siècle. Les albarelli anciens authentiques, sont donc aujourd’hui des objets rares.
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