Rare paire de vases « Chinoiseries », Locré à Paris

(1773-1820)

Rupture de stock

Superbe paire de petits vases aux personnages d’inspiration d’Asie du Sud-Est sur fond jaune. Piédouche d’or. Panses des vases ornées de frises bleues et vertes réhaussées d’or. Anses à bustes de femmes voilées. Ensemble coloré jouant avec les brillants et les mats. Décor très rare. Grande qualité des blancs qui sont d’un modèle répertorier uniquement pour Locré.

Dim : H 19,5 cm

Marqué pour la manufacture de Locré, Paris, de la période 1795-1805 .

Lit : Locré est un manufacturier de porcelaine parisien dont le nom est l’un des plus (re)connu, en raison de son abondante production de qualité.

Jean-Baptiste Locré de Roissy, fils d’un marchand tissutier frangier parisien, loua en 1772 une maison rue Fontaine-au-Roi, où il installa sa manufacture. Quelques mois plus tard, il engagea le modeleur Laurent Russinger comme directeur. Russinger était venu de Höchst à la manufacture de Sceaux en 1768 attiré par Jacques Chapelle qui fût peu fiable. Très vite, la production démarre et en 1773, Locré dépose la marque des flambeaux croisés, qui seront rapidement remplacés par deux flèches plus faciles à tracer sous les pièces. Les deux hommes s’associent. Leur connaissance de l’Allemand leur permet d’embaucher les meilleurs ouvriers du faubourg, tous d’origine allemande. Ils ouvrent un magasin rue Michel-Lecomte, la manufacture se développe et devient une grande dame. On y trouve de nombreux modèles de services de table et à café, aux décors légers et colorés ; un grand choix d’écuelles pour accouchées (bouillon couvert sur un plateau qui était le cadeau de naissance à la mode) et des groupes en biscuit chefs-d’œuvre de Russinger. Les décors sont de la dernière mode : rinceaux, bouquets de fleurs, guirlande doré, paysages en grisaille.

En 1780, la manufacture est victime d’une saisie étatique importante pour faire respecter les privilèges de la manufacture de Sèvres.  En 1787, Locré part à la retraite et cède la totalité de ses parts à Russinger. Entre 1792 et 1794, Russinger bâtissant des nouveaux locaux et cribellé de dettes à l’aube de la Terreur, est obligé d’accepter que Mr François Pouyat de Limoges, marchande kaolin, entre dans le capital de la manufacture. « Locré » emploie alors 70 à 80 ouvriers. En 1800, Pouyat devient seul propriétaire. Pouyat et Russinger continuent à développer les activités de l’entreprise jusqu’à la reprise des trois fils Pouyat en 1810. En 1817, la manufacture obtient le parrainage du Duc de Berry. En 1820, s’éteignent les derniers fours de la rue Fontaine-au-Roi.

Les frères décentraliseront la production en province pour la faire décorer à Paris. Le fils unique de Locré, Jean-Guillaume, juriste de formation, fera une belle carrière et sera nommé par le premier consul Bonaparte comme premier secrétaire général du Conseil d’état et collaborera à la rédaction du code Napoléon pour laquelle il sera anobli en 1813 (3 ans après la mort de son père).

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