Pendule borne « Cicéron » , Grandperrin à Paris

Vers 1830-1840

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Belle pendule de style néoclassique en marbre rouge « Griotte » et bronze patiné, surmontée d’un buste en bronze représentant Cicéron, identifié par l’inscription « CICÉRON » gravée sur son socle en bronze. Le corps architecturé de la pendule, en forme « borne », repose sur une base, elle-même posée sur des moulures en bronze ciselé à motifs de feuilles d’acanthe stylisées. Le sommet est orné d’une corniche en bronze à décor de frise de feuilles. Le cadran est en bronze et émail, à chiffres romains noirs, signé de Ferdinand Grandperrin, rue Saint-Honoré n°394, entouré d’un cerclage en bronze doré et d’une lunette en verre bombé. Une restauration dans le marbre. Le mouvement est révisé et fonctionnel.

Dimensions : H 47cm -base L 20.5 cm x 11.5 cm

Ecole française, vers 1840-1850.

Le buste de Cicéron, en bronze à patine brun foncé, présente une facture réaliste caractéristique du goût archéologique du XIXe siècle : traits burinés, calvitie partielle, drapé antique dégageant les épaules.

Lit : Marcus Tullius Cicero (106 – 43 av. J.-C.) est l’une des figures les plus marquantes de la Rome antique : avocat, orateur, philosophe et homme d’État. Consul en 63 av. J.-C., il déjoua la conjuration de Catilina et devint la voix la plus célèbre de la rhétorique latine. Ses plaidoyers (les Catilinaires, les Philippiques) et ses traités philosophiques (De Officiis, De Republica) ont façonné la pensée politique et morale occidentale pendant des siècles. Défenseur inlassable de la République romaine face à la montée du pouvoir personnel, il fut proscrit et exécuté sur ordre d’Marc Antoine en 43 av. J.-C. Cicéron incarne, aux yeux du XIXe siècle, la figure de l’orateur-citoyen, du sage républicain et de l’humaniste latin par excellence — un modèle particulièrement prisé dans une France qui, après la Révolution, se cherchait des références antiques pour légitimer ses propres idéaux civiques.

Lit : Ferdinand-Joseph Grandperrin, fils de l’horloger parisien Nicolas-François Grandperrin et d’Anne-Antoinette-Victoire Lherminier, reprit l’entreprise de son père à la fin des années 1830 et se constitua rapidement une clientèle. Installé au 394, rue Saint-Honoré, il acquit une certaine notoriété. En septembre 1842, il épousa Éléonore-Pauline Meugnot, probablement la fille de l’horloger Joseph-Julie-Alexandrine Meugnot, recensé en 1830 à la place de l’Oratoire. Grandperrin devint célèbre pour son travail novateur, ainsi que pour la perfection de ses mouvements.