« Porta San Giovanni à Rome », Huile sur toile
Prix sur demande
Nous contacterCette huile sur toile représente une vue animée de la Porta San Giovanni à Rome, avec la basilique Saint-Jean-de-Latran se détachant à l’arrière-plan. Au premier plan, cavaliers, promeneurs, attelages et habitants convergent vers la porte, composant une scène vivante aux accents pittoresques. Les petites constructions, le point d’eau et la végétation évoquent le caractère encore largement rural des abords de Rome au XIXe siècle. La composition est construite autour de l’ouverture lumineuse de la porte, qui guide le regard vers la ville. À gauche, les bâtiments forment une succession de plans conduisant jusqu’à la façade monumentale de la basilique ; à droite, un grand pin parasol équilibre l’architecture et encadre la scène. Le ciel clair, parcouru de nuages délicats, apporte profondeur et luminosité à l’ensemble. Cadre d’origine à décor de feuillages, fleurs, épis de blé et volutes.
Dimensions : H 40 cm x L 58 cm – H 59 cm x L 77 cm
École européenne, probablement italienne ou française, vers 1830-1860.
Lit : La peinture associe la précision descriptive propre à la « veduta » italienne à une sensibilité romantique plus atmosphérique. Les tons chauds des maçonneries, les touches colorées des costumes et le contraste entre les monuments, les ruines et la vie quotidienne donnent à l’œuvre une qualité décorative caractéristique des souvenirs du Grand Tour. Dans les années 1820, Rome attire en effet de nombreux peintres européens qui renouvellent la peinture de paysage et exécutent sur place des études ou tableaux de petit format. On peut évoquer, à titre de rapprochement stylistique, l’entourage des peintres de vues actifs à Rome au XIXe siècle, notamment Achille Vianelli, Salomon Corrodi, Franz Ludwig Catel ou certains artistes proches du milieu de Giambattista Bassi.
Lit : La Porta San Giovanni est l’une des portes monumentales ouvertes dans le mur d’Aurélien, vaste enceinte édifiée autour de Rome à la fin du IIIe siècle. Elle ne date toutefois pas de l’Antiquité : elle fut construite à la demande du pape Grégoire XIII et inaugurée en 1574, dans le cadre du réaménagement du quartier du Latran. Son nom vient de la basilique voisine de San Giovanni in Laterano, Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de Rome et siège épiscopal du pape. La nouvelle porte facilitait les communications avec la campagne romaine et le sud de l’Italie. Son architecte n’est pas identifié avec certitude : les textes anciens mentionnent seulement un célèbre architecte prénommé Giacomo. Construite en travertin, la porte se distingue par sa grande arcade unique et par une architecture relativement sobre, dépourvue de tours, de bastions et de créneaux. Elle évoque davantage l’entrée solennelle d’une villa aristocratique qu’un ouvrage défensif. Sa façade est ornée d’un grand masque barbu et d’une inscription latine rappelant que Grégoire XIII fit aménager la route et ériger la porte pour l’utilité publique et l’embellissement de Rome. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, ses abords conservèrent un aspect champêtre. Prairies, fermes, vignobles, potagers et tavernes s’étendaient au-delà des murailles ; les Romains fréquentaient volontiers ce secteur lors de leurs excursions hors de la ville. C’est vraisemblablement ce paysage de transition, entre campagne populaire, vestiges monumentaux et ville pontificale, que le tableau cherche à restituer. Au début du XXe siècle, l’intensification de la circulation entraîna l’ouverture de passages latéraux dans la muraille.
















