Service »Chinoiserie », Louis Cretté à Bruxelles

1788-1800

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Ensemble rare signé Louis Cretté, de Bruxelles. Ce qui le rend particulièrement intéressant : sur le fond des pièces, on trouve à la fois les marques de Cretté ET de Locré à Paris, car Cretté s’approvisionnait en porcelaine blanche à Paris. Cet ensemble a également fait partie d’une importante exposition en 1986. Excellent état.

Dimensions :

Louis Cretté, 1788-1800.

Le musée de Bruxelles situé sur la Grand-Place possède quelques pièces décorées de la même manière, mais signées Etterbeek.

Lit:

Louis Cretté est une figure attachante et tenace de l’art de la porcelaine, dont la carrière se déploie entre la France et les Pays-Bas autrichiens — l’actuelle Belgique — à une époque charnière marquée par les bouleversements révolutionnaires et l’essor du style néoclassique.

Sa carrière débute en 1772 à la manufacture de Bourg-la-Reine, en région parisienne. C’est une école exigeante, où il forge son œil et sa main dans la tradition française du décor sur porcelaine. Il travaille ensuite dans les prestigieuses manufactures du comte d’Artois et du duc d’Angoulême, dirigée par Dihl, où il rencontre ses futurs compagnons de route : Claude Bommer, tourneur, et Jacques Müller, enfourneur. LegideLegide

Ensemble, les trois hommes participent à l’installation de fabriques à Lille et à Valenciennes, avant d’être appelés à Bruxelles pour contribuer à la création, en 1786, de la manufacture de Montplaisir, puis en 1787 de celle d’Etterbeek. L’aventure tourne pourtant court : Cretté et Bommer, bien que directeurs, sont tous deux écartés du projet par les bailleurs de fonds, ce qui déclenche un procès qui durera dix ans pour Cretté. LegideLegide

Durant cette longue parenthèse judiciaire, loin de se laisser abattre, il fait preuve d’une remarquable résilience. Ne pouvant fabriquer, il se consacre à la décoration : il s’installe rue d’Arenberg, achète ses porcelaines en blanc à Paris — notamment chez Locré — et les peint lui-même. Legide

En 1799, fort de sa victoire juridique, il crée enfin sa propre fabrique au Sablon, rue de l’Étoile (l’actuelle rue Ernest Allard), et s’associe à Mortelèque, formé à Tournai. Ensemble, ils produisent principalement de superbes services de table où la peinture joue un rôle prédominant, dans un style résolument Louis XVI et néoclassique : paysages, fleurs, animaux et scènes champêtres, traités avec beaucoup de finesse. Legide

L’œuvre la plus ambitieuse de Cretté reste sans doute le service exceptionnel « aux oiseaux de Buffon » réalisé en 1803 — copies très précises d’après les illustrations de l’Histoire naturelle des oiseaux de Buffon — qu’il espère vendre à Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul. La vente n’aura pas lieu, et le service se disperse ; une partie est aujourd’hui conservée au Musée de la Ville de Bruxelles, sur la Grand-Place. Legide

Louis Cretté meurt en 1813. Mortelèque lui survivra, déménageant à Ixelles où il poursuivra son activité quelque temps encore. Cretté laisse derrière lui une œuvre dispersée dans les collections publiques et privées européennes — du Victoria & Albert Museum de Londres au Musée de Bruxelles — témoignage d’une vie entière vouée, avec obstination et talent, à l’art délicat de la porcelaine peinte.

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